• 18 | 04 | 2021 06:40

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Pêche | Ngozi Okonjo-Iweala, une urgence pêche

En accédant au poste du Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala avait déjà un agenda de ses priorités dont celui de la pêche.

Ce lundi 15 février 2021, la nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a pris la tête de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Une première pour cette institution de se voir à sa tête, non seulement une femme, mais aussi et surtout une africaine.

Longtemps bloquée par Donald Trump qui lui opposait le véto américain, l’ancienne ministre des Finances du Nigeria a finalement eu la faveur de Joe Biden. Ce dernier a fait sauter le verrou qui empêchait Ngozi Okonjo-Iweala d’être Directeur général de l’OMC.

Priorités. Déjà en septembre dernier, Ngozi Okonjo-Iweala laissait apercevoir ce qui allait être ses principaux chantiers une fois élue à la tête de l’Organisation mondiale du commerce. C’était au cours d’un entretien accordé au confrère Jeune Afrique. « Mon travail consistera à amener tous les pays membres autour de la table pour se mettre d’accord sur un ensemble de réformes qui doivent permettre à l’organisation de rebondir. Il faudra par exemple revoir le système de règlement des litiges, qui paralyse le fonctionnement même de l’OMC. Il faudra aussi se pencher sur la digitalisation de l’économie : le e-commerce va continuer à prendre de l’importance, mais l’OMC n’a pas encore de règles en la matière », annonçait-elle. Bien plus que ces chantiers, celui de la pêche est l’une de ses principales priorités.

Elle est une urgence pour l’ancienne ministre nigériane des Finances. « Une urgence sera d’arriver à achever les négociations sur les subventions à la pêche », martèle  Ngozi Okonjo-Iweala. Car selon elle, « ce dossier illustre parfaitement l’importance de la question environnementale, à commencer par celle de la protection des océans». Une préoccupation qui devrait amener les autorités togolaises à saisir la balle au bond.

Même si le Togo (membre de l’OMC) ne fait pas partie des pays gros producteurs de ressources halieutiques, parler d’une économie bleue ne relèverait pas du superflu. Le port en eau profonde fait du pays une véritable plaque tournante des transactions maritimes. Aussi la côte togolaise est-elle souvent un lieu propice aux pêches illégales et illicites.

En 2016 le pays avait organisé un sommet sur la sécurité maritime en vue de lutter contre la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée (au  moins 205 attaques de navires ont été enregistrées dans le Golfe de Guinée de 2005 à mai 2015 selon les chiffres officiels) afin de préserver l’économie bleue.

Mais la pêche artisanale maritime avec ses moyens dérisoires se meurt lentement à cause de la rareté des poissons et des conflits récurrents en haute mer opposant souvent les pêcheurs locaux et les grands bateaux de pêche industrielle. « Parfois, ils déchirent nos filets sous prétexte qu’on s’approche trop de leurs bateaux », se plaignent souvent les pêcheurs artisanaux.

Face à ces situations le Togo a-t-il trouvé un interlocuteur immédiat à l’OMC ?

Anani GALLEY

 


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