• 06 | 04 | 2020 09:48

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Agroalimentaire | Vers une industrie chocolatière au Togo

Choco Togo veut franchir un autre cap. L’entreprise compte produire à  échelle industrielle le chocolat « made in Togo ».  

« Nous allons industrialiser notre production. Nous sommes sur le chemin », nous confiait, il y a quelques mois Eric Agbokou, le promoteur du chocolat bio togolais. Il n’en est pas resté pas là. La volonté d’aller à la production à grande échelle des tablettes noires serait  imminente. C’est donc un autre challenge que s’apprête à relever l’entreprise Choco Togo. Elle semble consciente des butes qui jonchent le chemin menant à l’industrialisation. « Le défi également ce sont les marchés. Mais  ils sont déjà là. C’est à nous de voir si nous pouvons les servir. L’autre défi, ce sont les consommateurs togolais. S’ils consommaient seulement ce que nous produisons, nous n’aurions plus besoin d’aller ailleurs. Donc le plus grand défi, c’est la consommation locale qui doit accompagner la transformation locale », espère-t-il.

L’industrialisation implique surtout une main d’œuvre conséquente. Elle induit très souvent le recours à une main d’œuvre peu qualifiée et à moindre coût. Des grandes firmes internationales ont été éclaboussées par le scandale du travail des enfants. A Choco Togo, on semble avoir appris de ces scandales. « Choco Togo ne va pas sur le marché acheter du cacao dans la rue. Nous avons des contrats avec la Fédération des producteurs du café-cacao. Nous avons un contrat spécial avec Adjemawoè qui est une union qui cultive le cacao bio », fait remarquer Eric Agbokou.

Selon le Directeur général de Choco Togo, ces scandales sont loin d’éclabousser le Togo car, dit-il, « Au Togo, les exploitations agricoles sont généralement familiales ».  Il rassure et apporte la nuance. « Si un enfant accompagne ses parents au champ, ce n’est pas de l’exploitation de mineur car il va à l’école et aide les parents au champ les week-ends ». Or, a fait observer Eric Agbokou, ce n’est pas souvent le cas dans les exploitations cacaoyères ivoiriennes. « En Côte d’Ivoire, ils font le trafic des enfants. Beaucoup d’enfants viennent du Sahel, du Burkina Faso et viennent travailler et ne vont pas à l’école », souligne-t-il. 

Anani GALLEY


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