• 12 | 08 | 2020 05:59

Flash Info

Environnement | Que sont devenus les plants de l’UPF-Togo ?

Sur initiative de la branche togolaise de l’Union de la presse francophone (UPF), les journalistes ont mis en terre, le 1er juin 2019, des Khaya senegalensis, des Terminalia superba et des Afzelia africana à l’Université de Lomé. Bientôt un (01) an, que sont devenus ces plants ? Nous y sommes rendus ce 04 mai 2020.

Au Togo, chaque 1er juin est consacré à la journée de l’arbre. L’édition de 2019 a revêtu un aspect particulier. Elle a réuni hommes et femmes de média de toutes les organisations professionnelles. Ils ont mis en terre 500 plants au nord du campus universitaire de Lomé. Presqu’un an après la manifestation placée sous le thème : « Un journaliste, un arbre », l’état dans lequel se trouvent les arbres témoigne de leur abandon au milieu des arbustes sauvages.

L’enthousiasme et l’engouement qui ont animé les journalistes contrastent aujourd’hui avec l’aspect du lieu. Une broussaille domine les plants. A vrai dire, elle les a étouffés au point de rendre l’endroit méconnaissable. On y observe des touffes d’herbes sauvages de part et d’autre de la voie principale qui fend en deux l’aire que l’université a octroyée pour l’occasion aux hommes de media pour planter leurs arbres. A première vue, tout porte à croire que des plants n’ont pas été mis en terre là-bas le samedi 1er juin 2019. Et pourtant.

Ici un plant

Ce jour-là, les journalistes habillés des T-shirts blancs sur lesquels on pouvait voir un arbre et lire : « Un journaliste, un arbre », étaient animés de joie de participer à une œuvre utile. Ils étaient gais lorsqu’ils creusaient des trous pour déposer les plants, puis les remblayer de quelques poignées de sable  et ensuite les arroser. C’était un moment de communion qui triomphait des divergences. La confraternité écrivait ainsi une de ses lettres de noblesse autour de ces plants. Ce fut beau. Mais les 500 plants vont être éprouvés par la dure réalité de grandir seuls, loin des regards de tendresse et d’attention.

Soumis à l’invasion des herbes sauvages, ils sont pour la plus grande partie décimés. Seuls quelques-uns survivent. Ils sont épars. Il faut marcher comme si on cherchait une aiguille dans le foin, pour les apercevoir dans la broussaille. Parmi eux, certains sont rabougris. D’autres sont non seulement reconnaissables par leurs tailles qui émergent, mais aussi par leurs cages en bois protectrices. Ces quelques arbres qui ont résisté aux aléas et à l’abandon témoignent à leurs manières que la main de l’homme est passée par cet endroit de l’université de Lomé depuis Mathusalem.

Un aperçu de la broussaille

Il y a bien longtemps que les plants ont senti la chaleur humaine à leurs côtés, comme ce fut le cas le premier jour de leur mise en terre. Un manque d’affection à leurs égards. Mais leur ténacité à grandir au milieu des essences sauvages envoie un message aux hommes et femmes de média. Les plants qui ont survécu semblent leur dire qu’ils ne méritent que peu d’attention pour évoluer. Hélas.

Bientôt le premier anniversaire de la grandiose manifestation des journalistes togolais. Ils sont à féliciter pour cette cause environnementale. Mais, ils recevront beaucoup plus de lauriers si un (01) an après,  leur geste a donné une végétation verte et luxuriante de Khaya senegalensis,  de Terminalia superba et d’Afzelia africana à cette partie du campus universitaire de Lomé. Il n’est pas tard, dit-on souvent. L’UPF-Togo peut toujours réaliser son projet. Celui de « créer une forêt urbaine » à Lomé.

Anani GALLEY